Les glaciations

– La variation de flux solaire en été au pôle Sud liée aux cycles de Milankovitch a moins d’importance climatique car il n’y a pas beaucoup de banquise à cet endroit. En effet, il y a de la terre: le continent Antarctique ! Et nous nous sommes tous déjà rendus compte que la neige tenait beaucoup mieux quand elle tombait sur le sol plutôt que dans l’eau… la neige et la glace se sont donc accumulés au fur et à mesure sur le sol , avec une épaisseur moyenne aujourd’hui de 1,6km ( ! ! !), difficile et très longue à fondre en été… par rapport à celle de la banquise de l’hémisphère Nord ne dépassant pas quelques mètres…
– L’hypothèse d’activation des boucles de renforcement est confirmée par les nombreux carottages faits dans la glace ancienne en Antarctique. Cette glace issue de la neige déposée au fil du temps a piégé en même temps de l’air qui nous renseigne sur la composition et la température de l’atmosphère à chaque époque. Les mesures relevées montrent que les taux de méthane et de dioxyde de carbone dans l’atmosphère croissent significativement avec la température, et que l’augmentation de la température précède légèrement celle des concentrations en méthane et CO2.

glaciations

– Cet enchaînement a d’ailleurs été l’un des arguments des sceptiques pour dire que le CO2 n’influe pas sur la température, puisqu’il évolue après celle-ci. Mais vous savez maintenant que la faible élévation initiale de la température est d’origine astronomique, et que derrière, les boucles de renforcement vont provoquer la montée conjointe de la température et des concentrations en GES.
Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas aujourd’hui d’autre approche scientifique recevable, permettant d’expliquer ces cycles glaciaires périodiques de grande ampleur.

Ces glaciations sont très récentes -à l’échelle de l’age de la Terre- puisqu’elles ne se produisent que depuis environ 3 millions d’années.
Ce phénomène est lui aussi lié à la baisse continue, depuis près de 50 millions d’années, du taux de CO2 atmosphérique, sous l’action conjointe de la végétation et de l’altération : le refroidissement progressif correspondant de la planète a permis, aux moments les plus extrêmes des cycles de Millankovitch, de conserver de la glace au pôle Nord en été, ce qui a décuplé l’influence à la baisse des boucles de renforcement, et donc l’amplitude de ces cycles.

5_millions_years

Pour finir, signalons que la seule variation astronomique d’ensoleillement en été près du pôle Nord ne détermine pas totalement la survenue du cycle de glaciations et déglaciations observée. La Terre a une grosse inertie thermique –surtout si elle est gelée aux pôles – et le changement de conditions extérieures ne pourra avoir un impact significatif que si celles ci perdurent suffisamment longtemps.
Il faut aussi avoir en tête que l’énergie émise par le soleil (lié à son activité propre, dont témoignent les ‘tâches solaires’ observées à sa surface) varie faiblement au cours du temps et peut donc influencer -dans un sens ou dans l’autre- cette dynamique, mais seulement de façon légère.
Pour un cours plus complet sur les causes des variations climatiques, voir
http://gsite.univ-provence.fr/gsite/Local/geographie/dir/user-232/L3%20-%20GEOF02%20changements%20climatiques%20contemporains/Cours3_F02_L3.pdf
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